| Les Coupables |
Plusieurs membres de la famille Culicoides sont à
l'origine de la maladie.
Le moucheron Culicoide est minuscule ( envergure: 2mm )
mais agressif et inflige une piqûre douloureuse. Ces
moucherons ne peuvent pas voler très loin ni très
longtemps: au maximum 100 mètres. Ainsi leur habitat
et lieu de reproduction se trouve à proximité
des chevaux. Ils volent en nuée qui peut être
immense et nombreuse quand les conditions sont optimales.
Ils trouvent leurs proies à vue et piquent à
l'endroit où ils atterrissent sur le corps du cheval
(ils ne rampent pas).
En période de repos, les herbes et la végétation
longues, les haies, et les arbres constituent leur habitat
favori. Ils se reproduisent dans les endroits humides, dans
le sol ou sur la végétation en décomposition.
Les mâles sont végétariens et inoffensifs,
mais les femelles ont besoin d'une certaine quantité
de sang nécessaire à la maturation des ufs.
La lumière et l'humidité de la rosée
du crépuscule et de l'aube leur conviennent parfaitement,
et c'est à ces périodes de la journée
qu'elles sont les plus actives. Elles ne volent pas bien
et aiment le calme, elles ne sortent pas par temps de fortes
pluies ou de vent, ATTENTION ! elles attendront d'autant
plus impatiemment le moment de se nourrir! De même,
les moucherons se nourrissent à n'importe quel moment
de la journée si le temps est calme et couvert, dissipant
ainsi le mythe que les chevaux allergiques peuvent être
laissés dehors sans risque dès lors qu'ils
sont rentrés à l'écurie au crépuscule
et à l'aube.
Si la température, l'humidité, et la lumière
(la pleine lune) sont optimales, les moucherons seront de
sortie même pendant la nuit.
Les Culicoides peuvent voler et se reproduire dès
que les températures atteignent 12°C. Ainsi la
saison de la dermite estivale (ou de la dermatite estivale)
peut commencer dès le mois de février et durer
jusqu'au mois de novembre, voire plus tard en cas d'hiver
très doux. Le nombre de moucherons est aussi directement
lié aux conditions météo: une alternance
de pluie et de soleil favorise la reproduction et augmente
les populations. Les moucherons peuvent survivre à
des températures très basses, mais pas à
une sécheresse prolongée. Voilà pourquoi
période à risque et la gravité de la
maladie peuvent varier d'année en année car
le nombre de moucherons détermine l'ampleur du problème.
D'autres espèces de mouches peuvent aggraver la situation
et rendre la vie du cheval atteint encore plus insupportable
: le Simulium equinum, membre de la famille des mouches
noires (piquent le cheval autour des oreilles), les moustiques,
les taons et la mouche Stomoxys calcitrans (qui se
trouvent souvent dans ou près des bâtiments
et piquent le ventre et les membres).
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